Le CFBP devient France gaz liquides

Publié le 05/11/2020

4 min

Publié le 05/11/2020

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Le Comité français du butane et du propane (CFBP) devient ce 5 novembre France gaz liquides. Un nom plus explicite pour l’association professionnelle qui représente la filière française des gaz butane-propane, soit près de 12 000 emplois sur nos territoires et qui souhaite ainsi s’inscrire plus durablement dans le paysage énergétique français.

Par la rédaction de Gaz d’aujourd’hui

 

« En 40 ans [la dénomination actuelle de l’association CFBP a été créée en 1989, NDLR], le monde a évolué et les enjeux énergétiques et environnementaux s’imposent comme prioritaires. Notre filière des gaz et biogaz liquides accompagne cette transition pour un environnement moins carboné et moins pollué avec l’ensemble de ses solutions et notamment par le développement des biogaz liquides qui sont déjà présents sur le territoire » souligne Mathieu Lassalle, président de France gaz liquides et directeur général de Primagaz. Avec cette nouvelle dénomination, l’association espère bien créer un nouvel élan et être considérée comme un véritable levier pour la transition énergétique, notamment sur les territoires où elle fournit de l’énergie à près de 27 000 communes non desservies par le gaz en réseau. Deux enjeux principaux sont identifiés par l’association  : améliorer la qualité de l’air, « un enjeu de santé publique majeur » pour Matthieu Lassalle et « réduire l’empreinte carbone de la filière » à travers le développement progressif des biogaz liquides (biopropane, biobutane, bioGPL…), des marchés encore de niche mais qui se développent en France et en Europe.

10 millions de consommateurs

« 10 millions de clients utilisent quotidiennement les gaz et biogaz liquides » rappelle France gaz liquides. Un usage principalement réparti dans le résidentiel tertiaire (56 %) et dans l’agriculture (20 %), le restant se portant sur l’industrie et la mobilité. Il faut dire que cette filière couvre de multiples applications énergétiques : du chauffage des bâtiments agricoles à la mobilité, des équipements de jardin à la production d’électricité dans les zones non interconnectées au réseau électrique (ZNI). Sa capacité à verdir ses usages via les biogaz liquides est donc un enjeu majeur sur le chemin de la transition énergétique. « Nous souhaitons être [mieux] entendu par les pouvoirs publics et que les biogaz liquides puissent être intégrés dans les solutions pour verdir le mix énergétique de notre pays » souligne Joël Pedessac, directeur général de France gaz liquides.

Réduire les émissions

Dans la rénovation comme dans la construction, les solutions gaz liquides déjà disponibles et biopropane « sont pertinentes » selon l’association qui note que « les gaz liquides émettent 20 % de CO2 de moins que le fioul, et les biogaz liquides jusqu’à 80 % de moins ». À titre d’exemple, le remplacement des chaudières fioul par des chaudières propane ou biopropane THPE (« très haute performance énergétique ») – près de 3 millions de foyers sont concernés – permet de « réduire de 50 % les émissions de CO2 [valeur obtenue avec 15 % de biopropane, NDLR] et d’aller ainsi au-delà des objectifs fixés dans la PPE pour 2028, pour un coût moindre pour les pouvoirs publics », affirme Matthieu Lassalle. Les expérimentations nationales « énergie positive et réduction carbone (E+C-) » pour la solution biopropane via trois projets dans trois zones climatiques différentes, menées par Primagaz dans le cadre de la réglementation environnementale 2020, montrent que le biopropane utilisé dans la construction neuve serait éligible aux critères définis par la RE 2020. Un potentiel de décarbonation qui existe également, selon l’association, dans l’industrie mais aussi dans la mobilité. La France, qui compte plus de 1 600 stations et un peu moins 200 000 véhicules roulant au GPL, est certes très loin derrière les italiens, les polonais et les turcs, mais les bénéfices fiscaux et réglementaires dont bénéficie le GPL (TVA, TVS, Crit’Air1, prime à la conversion…) laisse France gaz liquides très optimiste quant à son développement. Et il est vrai que depuis le début de l’année les ventes de véhicules roulant au GPL affichent une croissance importante.