L’OMI réduit à 0,5 % la teneur en soufre dans les carburants marins

Publié le 06/01/2020

3 min

Publié le 06/01/2020

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Depuis le 1er janvier 2020, l’ensemble de la flotte mondiale doit réduire ses émissions d’oxydes de soufre (SOx), selon la nouvelle réglementation de l’Organisation maritime internationale (OMI). La teneur en soufre dans les carburants marins est ainsi réduite de 3,5 à 0,5 %.

Par la rédaction de Gaz d’aujourd’hui
 
 
Elle était particulièrement attendue, elle est désormais effective ! La nouvelle réglementation de l’OMI  limite la teneur en soufre du fuel-oil utilisé par les navires, qui passera de 3,5 % à 0,5 %. Connu sous l’appellation « OMI 2020 », ce nouveau plafond est obligatoire pour tous les navires exploités en dehors des zones de contrôle des émissions (ECA) que sont la mer Baltique, la mer du Nord, la zone de l’Amérique du Nord et la zone maritime caraïbe des États-Unis, dans lesquelles la limite en soufre est de 0,1 %. Dans un communiqué, le ministère de la Transition écologique et solidaire s’est félicité de l’entrée en application de cette mesure et s’est réjoui que « l’ensemble du secteur maritime national soit aujourd’hui déterminé à lutter contre la pollution de l’air et plus généralement à diminuer ses effets sur l’environnement » et a rappelé que « la France porte également le projet de création d’une telle zone en Méditerranée, région où le trafic maritime est intense et la question de la qualité de l’air au cœur des préoccupations des habitants ». Le nouveau plafond entraînera une diminution de 77 % des émissions de SOx, ce qui équivaut à une réduction annuelle d’environ 8,5 millions de tonnes métriques de SOx. Il y aura également une réduction des matières particulaires, qui sont de minuscules particules nocives qui se forment lorsque le combustible est brûlé.

Cette nouvelle réglementation établit également des mesures obligatoires relatives au rendement énergétique ayant pour objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant des transports maritimes internationaux, en vertu de l’annexe VI de la Convention internationale pour la prévention de la pollution marine par les navires, dite Marpol. La mise en vigueur cette réglementation, prévue depuis plusieurs années, incite les armateurs à modifier leur comportement et à réfléchir à des solutions moins nocives (GNL carburant, électricité, hydrogène…) pour la santé humaine et l’environnement, et à des coûts économiquement acceptables.

Plusieurs études ont d’ailleurs établi un lien sans équivoque entre les gaz d’échappement des navires et plusieurs maladies cardiovasculaires et respiratoires, et les différents relevés de particules fines faits par des associations dans les villes portuaires sont alarmistes. L’industrie de la croisière et ses quelque 30 millions de croisiéristes, est d’ailleurs régulièrement pointée du doigt pour son effet néfaste sur l’environnement et le réchauffement climatique.

(c) Aida Cruise.

Légende : L’Aida Nova est le premier paquebot au monde à fonctionner au GNL.