Souveraineté énergétique : les gaz renouvelables, une chance pour la France ?

La filière française du biogaz estime qu'elle sera en mesure de produire plus de 70 TWh de gaz renouvelables en 2030. Elle réclame davantage de soutien des pouvoirs publics pour y parvenir.

Publié le 24/03/2022

10 min

Publié le 24/03/2022

Temps de lecture : 10 min 10 min

Avec des prix de l’énergie au plus haut depuis plusieurs mois et la guerre que mène la Russie en Ukraine, jamais les questions de souveraineté et d’indépendance énergétique n’ont été si prégnantes. Dans ce contexte, de nombreuses acteurs publics et privés font entendre leurs voix en France et en Europe pour massifier la production de biogaz et de biométhane. Car si le potentiel existe, ce sont bien les décisions prises aujourd’hui qui influeront sur la part réelle des gaz renouvelables dans la prochaine décennie.

Par Laura Icart

 

Accélérer sur les énergies renouvelables et notamment sur la possibilité de produire du biogaz dans nos territoires semble à la lumière de cette crise de plus en plus nécessaire. Derrière les enjeux de transition et l’urgence climatique que nous rappelle encore le dernier rapport du Giec, il y a aussi cette volonté de ne plus, ou moins, être dépendant des autres dans le domaine de la santé, de l’industrie et de l’énergie.

Diversifier le mix

Si la France n’est pas dépendante du gaz russe comme ses voisins allemands, hongrois ou Italien, c’est qu’elle s’appuie sur un mix d’approvisionnement gazier diversifié de six pays : la Norvège (36 %), la Russie (17 %), l’Algérie (8 %), les Pays-Bas (8 %), le Nigeria (7 %) et le Qatar (2 %). Elle reste cependant, sur un marché européen interconnecté, confrontée aux mêmes aléas de prix que les autres États membres et doit dès à présenter s’appuyer sur un mix énergétique moins dépendant des énergies fossiles et des importations. Dans son plan REPowerEU présenté le 8 mars, la Commission a proposé plusieurs solutions pour réduire sa dépendance au gaz russe qui représente 45 % des 90 % qu’importe l’UE pour répondre à sa consommation. Parmi elles, il y a notamment l’ambition d’accélérer sur le développement du biogaz et du biométhane pour atteindre 35 milliards de mètres…

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