L’industrie gazière présente sa stratégie pour contribuer au plan de relance de l’économie française

Publié le 25/05/2020

16 min

Publié le 25/05/2020

Temps de lecture : 16 min 16 min

L’Association française du gaz (AFG), représentante de l’ensemble de la filière gazière française, a fait part de ses propositions pour renforcer la souveraineté industrielle de notre pays, participer à la revitalisation économique de nos territoires via notamment le potentiel des gaz verts et accompagner l’État dans l’atteinte de ses objectifs environnementaux.

Par Laura Icart

 

Dans un document de 40 pages, l’AFG évoque trois piliers de l’après-crise. Le premier : aller vers plus de souveraineté pour renforcer l’appareil industriel sur notre territoire national, mais aussi profiter de tout le potentiel d’innovations qu’offre l’industrie gazière française et sa capacité à faire vivre ce savoir-faire sur nos territoires. Les territoires, justement, deuxième pilier et enjeu clé au cœur de la relance, puisqu’il apparaît aujourd’hui plus que nécessaire d’aller vers davantage de cohésion territoriale. À ce titre, la filière gazière, par le potentiel d’emplois qu’elle génère – « environ 130 000 aujourd’hui » estime l’association – mais surtout qu’elle pourra générer dans les années à venir « environ 20 000 supplémentaires » avec le développement des filières des gaz renouvelables (biométhane, pyrogazéfication, hydrogène, biopropane…), constituent des atouts non négligeables pour la revitalisation économique de nos départements et de nos régions. Enfin, troisième pilier et non des moindres : l’écologie, le verdissement des réseaux gazier et le développement du potentiel des gaz renouvelables. C’est l’un des principaux défis de l’industrie gazière française et européenne qui constitue, sans surprise, un axe majeur du plan de relance proposé par l’AFG, « avec des filières pleinement ancrées sur nos territoires qui favorisent leurs autonomies énergétiques ».

Encourager la production de gaz renouvelables sur nos territoires

Réduire notre dépendance énergétique, relocaliser l’activité et accélérer la bascule de la France vers un mode de développement bas carbone, c’est autant d’atouts portés et favorisés par l’essor des filières de gaz renouvelables, et en premier lieu celle du biométhane. Cette filière en pleine maturation possède, outre sa capacité à verdir le gaz, de nombreuses externalités positives, à commencer par la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Le biométhane : vitrine de la transition énergétique sur nos territoires

Cette filière, note l’AFG, basée sur la valorisation énergétique de déchets et de co-produits organiques « participe à la décarbonation de nombreux usages, aujourd’hui fortement carbonés ». Selon l’étude « Évaluation des impacts GES de la production et l’injection du biométhane dans le réseau de gaz naturel » réalisée par les cabinets Quantis et Enea en 2017, la production et l’injection de 12 TWh de biométhane dans les réseaux gaziers à horizon 2023 représenterait à l’échelle française une réduction…

Cet article est réservé aux abonnés de Gaz d'aujourd'hui, abonnez-vous si vous souhaitez lire la totalité de cet article.

Je m'abonne