Présidentielle 2027 : la défiance devient elle le premier parti de France ?

Opinions
30/07/2026
7 min
La crise ne se résume plus à l'impopularité d'un gouvernement. Elle touche désormais les fondements mêmes du système politique. « Jamais, depuis 2009, la perte de confiance dans la politique n'a été si prononcée », note Bruno Cautrès ( Cévipof). ©Shutterstock

Marine Le Pen, Marine Tondelier, Gabriel Attal, Jean-Luc Melenchon, Édouard Philippe, Bruno Retailleau… tous entrent dans une campagne dominée par une même question. Les Français croient-ils encore à leur démocratie ? Les Français font-ils encore confiance aux femmes et aux hommes politiques qui les représentent ?

Par Laura Icart

La campagne présidentielle n’a pas officiellement commencé. Pourtant, la bataille de 2027 est déjà engagée. Marine Le Pen affine sa stratégie de normalisation et poursuit sa conquête des classes moyennes. Édouard Philippe travaille son image de recours institutionnel. Gabriel Attal tente d’incarner le renouvellement du macronisme tandis que Bruno Retailleau s’impose progressivement comme la figure montante de la droite républicaine. La stratégie de Jean-Luc Melenchon consiste à présenter l’extrême droite comme son adversaire principal, tout en cherchant à marginaliser les autres prétendants de gauche, qui sans être tous officiellement candidats s’avèrent déjà bien nombreux sur la ligne de départ.  Mais derrière les affrontements programmatiques à venir se dessine un sujet autrement plus fondamental : la crise de confiance démocratique.

« Un niveau proche du point de non-retour »

Selon une note du Cevipof publiée en mars 2026, la France connaît...

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