L’Europe face à une nouvelle vulnérabilité énergétique ?

Perspectives
18/03/2026
9 min
Selon l’association industrielle Eurogas, près de 20 % de la production mondiale de GNL transite habituellement par ce passage stratégique qu'est le Détroit d'Ormuz. ©Shutterstock

La fermeture du détroit d’Ormuz et la guerre au Moyen-Orient perturbent le marché mondial du gaz naturel liquéfié (GNL). Face au risque de pénurie et de flambée des prix, les industriels européens représentés par Eurogas pressent Bruxelles d’assouplir en urgence certaines règles énergétiques. « Le vrai risque, ce n’est pas seulement le choc immédiat, c’est la désorganisation durable des flux mondiaux de GNL » précise Marc-Antoine Eyl-Mazzega, directeur du centre énergie et climat à l’Institut français international (Ifri) lors d’un évènement organisé par l’institut pour faire un point d’étape des premiers impacts de la guerre au Moyen-Orient.

Par Laura Icart

Trois ans après le choc énergétique provoqué par la guerre en Ukraine, l’Europe pourrait être confrontée à une nouvelle crise énergétique ?  La perturbation actuelle des flux de gaz naturel liquéfié (GNL) au Moyen-Orient, liée à la fermeture du détroit d’Ormuz et aux attaques de drones contre des installations énergétiques, menace directement l’équilibre du marché mondial. La crise actuelle rappelle à quel point s’il en était besoin l’énergie, et particulièrement le pétrole et le gaz, sont devenus un enjeu stratégique dans la rivalité entre grandes puissances. « La crise ne crée pas le risque, elle le révèle » nous souffle un ancien conseiller ministériel.

Un retournement brutal de dynamique

Avant la crise, les perspectives étaient pourtant orientées vers une forme d’accalmie. « Nous entrions dans une phase de surapprovisionnement mondial en GNL, ce...

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