Barbara Pompili nommée ministre de la Transition écologique

Publié le 07/07/2020

3 min

Publié le 07/07/2020

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Députée de la Somme et présidente de la commission du développement durable de l’Assemblée nationale, Barbara Pompili a été nommée lundi 6 juillet ministre de la Transition écologique. Elle succède à Élisabeth Borne et fait son retour à l’hôtel de Roquelaure, trois ans après avoir occupé la fonction de secrétaire d’État chargée de la biodiversité auprès de la ministre de l’Écologie de l’époque, Ségolène Royal.

Par la rédaction de Gaz d’aujourd’hui

 

« L’écologie c’est la vie, c’est en premier lieu une science, la science de la vie. C’est l’air qu’on respire, l’eau qu’on boit, la nourriture qui nous fait vivre. C’est la biodiversité, tissu constitué d’innombrables fibres végétales, animales, qui, lorsqu’elles se raréfient ou disparaissent, menacent la permanence de la vie. C’est l’énergie qui détermine nos déplacements, caractérise nos modes de logement, permet nos activités économiques. C’est notre bien ! »  a déclaré mardi 7 juillet la toute nouvelle ministre de la Transition écologique, un brin émue, qui a souligné que « l’écologie c’est aussi [sa] vie et la source de [son] engagement » et indiquer vouloir « mener la transition à laquelle [elle] a toujours cru pour changer [notre] économie et [notre] société ».

Cette passation de pouvoir, que Barbara Pomipili a qualifié de « passation de témoin » avec Élisabeth Borne, devenue ministre du Travail, de l’emploi et de l’insertion, s’est faite devant Emmanuelle Wargon, nouvelle ministre déléguée au Logement, dont le chantier prioritaire sera consacré à la rénovation énergétique, désormais sous la tutelle du ministère de la Transition écologique, mais aussi devant Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué aux Transports et devant Brune Poirson, secrétaire d’État.

Pour faire face à l’urgence écologique, Barbara Pompili, quatrième à occuper ce poste sous le quinquennat d’Emmanuel Macron, n’a pas souhaité énoncer d’emblée sa feuille de route, même si la concrétisation des propositions de la convention citoyenne pour le climat et la volonté de placer l’écologie au cœur du futur plan de relance seront sans nul doute en haut de sa feuille de route pour ces prochains mois.

Faire de l’écologie « l’affaire de tous »

« L’écologie n’appartient à personne » a rappelé Barbara Pompili, ex-figure du mouvement Europe Écologie Les Verts dont elle fut l’un des plus médiatiques visages jusqu’en 2017, où elle a rejoint les rangs de la République en marche. Faire en sorte que l’écologie « appartienne à tous » c’est bien l’un des caps que se fixe la toute nouvelle résidente de l’hôtel de Roquelaure, qui souhaite y associer les parlementaires, les territoires et les citoyens. Elle a terminé son discours par un enthousiasmant « maintenant au travail ! ». Et du travail, Barbara Pompili ne devrait pas en manquer dans les semaines à venir.