France gaz : « L’idéologie devient un luxe que la France ne peut plus s’offrir »

Perspectives
25/09/2026
9 min

À quelques mois de l’élection présidentielle de 2027, France gaz veut replacer les coûts, la souveraineté et la compétitivité au cœur du débat énergétique. Réunis à Paris pour son congrès annuel, la filière gazière a défendu une transition moins centrée sur la seule électrification et davantage fondée sur les coûts, la souveraineté et les réalités des territoires.

Par Laura Icart

Le syndicat gazier plaide pour une transition énergétique reposant sur plusieurs solutions : électricité décarbonée, gaz renouvelables et bas carbone, chaleur renouvelable tout en conservant les infrastructures gazières existantes. Dans son discours, Frédéric Martin, président sortant de l’organisation, a appelé à une approche plus pragmatique de la transition. « Quand les marges de manœuvre financières se réduisent, quand la précarité est en augmentation, l’idéologie devient un luxe que la France ne peut plus s’offrir », a-t-il lancé, estimant que les choix énergétiques des prochaines années pèseront directement sur les finances publiques, le pouvoir d’achat et la compétitivité industrielle. « Il n’y aura pas de transition durable sans maîtrise des coûts, pas de souveraineté sans production nationale, et pas de réussite climatique sans adhésion des territoires et des citoyens », a-t-il déclaré.

« Il n’existe aucun électro-État »

Pour France gaz, la question n’est pas de choisir entre gaz et électricité, mais d’organiser leur complémentarité. « Aucune économie ne peut fonctionner avec une seule forme d’énergie. Et...

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