L’énergie, entre polarisation nationale et réalités locales

Infrastructure
03/07/2026
10 min
Le Chevalier du Loos-en Gohelle, également connu sous le nom de terril 74, est le plus haut plateau de laitier d'Europe, culminant à 186 mètres. Ce site, qui fait partie du site minier 11/19, est un exemple de la transformation d'un ancien site minier en un espace naturel et en chemins de randonnées.©shutterstock

L’énergie est devenue le terrain d’un affrontement politique qui se polarise sur le développement du nucléaire, les énergies renouvelables et les combustibles fossiles. Sur le terrain pourtant, les élus s'étonnent de ce refrain souvent éloigné des préoccupations des territoires.

Par Valentin Ehkirsh 

Dans les discours, la dissonance est frappante. Au niveau national, le débat sur l'énergie enflamme les tribunes, oppose les partisans du nucléaire à ceux des énergies renouvelables et place les combustibles fossiles au cœur des polémiques. Mais sur le terrain, dans les mairies, les syndicats d'énergie et les intercommunalités, les élus dressent un constat bien différent : la transition énergétique a souvent été reléguée derrière d'autres préoccupations, plus immédiates et plus lisibles pour les électeurs.


« Ça n'a pas été une priorité. D'autres thèmes, comme la sécurité, ont vite pris le dessus », reconnaît Dominique Ramard, maire de Saint-Juvat (Côtes-d'Armor) et administrateur de la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR). L'énergie n'a pas constitué un grand vecteur d'échanges entre candidats et électeurs. Pour Lionel Guy, chef adjoint du département énergie de la FNCCR, « le thème de la transition énergétique a été difficile à porter au milieu de cette campagne ».

Le paradoxe énergétique

Très présent dans les discours nationaux et pourtant quasi absent des préoccupations locales : le paradoxe énergétique traduit aussi une fracture entre les différents échelons de gouvernance, que les élections municipales ont récemment mise en lumière. Car si la polarisation du sujet...

Cet article est réservé aux abonnés de Gaz d'aujourd'hui, abonnez-vous si vous souhaitez lire la totalité de cet article.

Je m'abonne

Vous aimerez aussi