La consommation de gaz recule de 3 % en France en 2025

Consommation
29/01/2026
4 min

La consommation de gaz en France connaît un léger recul de 3 % en 2025, après une baisse déjà marquée de 5,2 % en 2024, indique le gestionnaire de transport de gaz Natran le 28 janvier. Ce repli, qui porte la consommation totale à 350 TWh, s’inscrit dans une tendance plus large, marquée par des évolutions sectorielles contrastées et un renforcement de la production d’énergies renouvelables, notamment le biométhane.

Par la rédaction de Gaz d’aujourd’hui

En 2025, le réseau de transport français a acheminé 659 TWh de gaz, avec des importations de 510,7 TWh, dont près de 64 % proviennent des terminaux méthaniers. La France continue ainsi de jouer un rôle central dans l’approvisionnement gazier de l’Europe, avec des exportations nettes de 157 TWh. Les capacités de stockage de gaz restent « un atout majeur dans la sécurisation de l’approvisionnement, avec près de 70 % du gaz utilisé en janvier 2026 provenant des stockages souterrains » rappelle le président de France gaz Frédéric Martin lors d’un échange avec la presse.

Une baisse de la consommation sectorielle contrastée

La consommation des distributions publiques – résidentielles, tertiaires et petites industries – continue de diminuer, enregistrant un recul de 3,1 % en données corrigées du climat. Cette baisse s’explique par des gains d’efficacité énergétique, tels que l’amélioration de l’isolation des bâtiments et l’adoption d’appareils moins énergivores, ainsi que par les efforts de sobriété énergétique qui se maintiennent à un niveau élevé au sein de la population. Du côté de l’industrie, la consommation des grands utilisateurs raccordés aux réseaux de transport de gaz a chuté de 7 %, après une légère hausse de 0,8 % en 2024. Ce déclin résulte à la fois de l’amélioration de l’efficacité énergétique dans certains secteurs, notamment la chimie, et de la pression croissante de la concurrence internationale.

+ 6,8 % pour la production d’électricité

Le secteur de la production d’électricité connaît des évolutions différentes. Après une chute marquée en 2024, la consommation de gaz des centrales électriques à cycle combiné (CCG) augmente de 6,8 % en 2025, atteignant 16,9 TWh. Cette hausse s’explique par une faible production hydraulique et une demande accrue en raison des exportations d’électricité vers les pays voisins, notamment en période de faible production nucléaire. Le gaz, avec son rôle de pivot pour l’équilibrage du réseau, reste ainsi un élément essentiel pour garantir la sécurité d’approvisionnement en électricité, particulièrement en hiver.

Une production de biométhane en plein essor

Le secteur du biométhane, quant à lui, poursuit son expansion, enregistrant une croissance de 17 % en 2025. Avec une production passant de 11,6 TWh en 2024 à 13,5 TWh cette année, « la France renforce son positionnement de leader européen » rappelle Frédéric Martin. En Europe, la France figure parmi les leaders de la montée en puissance du biométhane, ayant presque doublé sa capacité depuis le milieu de l’année 2021. Elle est d’ailleurs le pays qui depuis trois ans ajoute le plus grand nombre de capacités de production de biométhane et le plus grand en nombre d’unités raccordées aux réseaux. Cette dynamique permet à la France de dépasser les 15,5 TWh de capacités installées en fin d’année.

Si la consommation globale de gaz recule dans l’Hexagone en 2025, l’évolution des consommations sectorielles, couplée à la montée en puissance des énergies renouvelables, notamment le biométhane, et à la solidité des infrastructures gazières, « place la France dans une position de force pour garantir sa souveraineté énergétique à long terme » insiste le président de France gaz, évoquant « la compétitivité des prix de marché du gaz » et la « résilience de son système gazier ».

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