Taxe carbone sur les engrais : outil industriel et défi agricole

Agriculture
20/02/2026
7 min
Selon l'Unifa, 60 % des engrais consommés en Europe sont issus de l’importation. ©Shutterstock

Le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) continue de diviser les filières. Bien qu’entré en vigueur le 1er janvier, ce dispositif, censé réduire l’empreinte carbone des produits importés et éviter une concurrence déloyale vis-à-vis des normes européennes, pourrait faire l'objet d'une suspension temporaire pour les engrais. Un revirement qui n’est pas du goût des producteurs français d’engrais, qui défendent avec fermeté cette taxe, perçue comme un « outil essentiel » pour assurer la souveraineté industrielle européenne.

Par L.I., avec AFP

« La France a été à l'origine de cette taxe en 2022. Il est surprenant de voir aujourd'hui le même pays demander sa suspension », a réagi Renaud Bernardi, président de l'Union nationale des industriels producteurs de fertilisants et d'amendements (Unifa), lors d’une conférence de presse organisée ce jeudi. Le MACF, qui concerne également des secteurs comme l’acier, l’aluminium, le ciment ou l’hydrogène, s’attaque à la production d’engrais, dont une grande partie est importée d’Asie ou d’autres régions où les normes environnementales sont moins strictes. Selon l'Unifa, 60 % des engrais...

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