Paris célèbre le retour en grâce de l’atome

Nucléaire
10/03/2026
12 min
L’énergie nucléaire représente aujourd’hui près de 10% de la production mondiale d’électricité. ©Shutterstock

À la Seine musicale, à Boulogne-Billancourt, le président Emmanuel Macron a réuni le 10 mars chefs d’État, industriels et institutions internationales pour la deuxième édition du sommet international sur l’énergie nucléaire, organisée avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Objectif pour Paris : installer durablement ce rendez-vous comme un espace politique majeur pour l’avenir du nucléaire civil, dans un contexte de tensions énergétiques mondiales et de forte hausse de la demande d’électricité bas carbone.

Par Laura Icart 

« Nous avons besoin du nucléaire car il est une source de progrès, de prospérité et d’indépendance », a plaidé le chef de l’État français Emmanuel Macron, rappelant que près de 10 % de l’électricité mondiale est aujourd’hui produite par environ 450 réacteurs, tandis qu’une soixantaine sont en construction. Quinze ans jour pour jour après la catastrophe de l’accident nucléaire de Fukushima, le président français a insisté sur les progrès réalisés en matière de sûreté. « Les normes ont été renforcées, les technologies ont évolué : aujourd’hui l’énergie nucléaire est profondément sûre », a-t-il assuré. Dans un contexte géopolitique marqué par la guerre en Ukraine et les tensions au Moyen-Orient, Paris défend l’atome comme une réponse à un triple défi : sécurité énergétique, compétitivité industrielle et neutralité carbone d’ici 2050.

34 États plaident pour une relance mondiale encadrée

Réunis à Paris lors du deuxième sommet international organisé avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), 34 pays — parmi lesquels la France, le Royaume-Uni, le Japon, la Pologne ou encore le Canada — ont publié une déclaration commune appelant à accélérer le développement de l’énergie nucléaire pour répondre à la hausse mondiale de la demande d’électricité décarbonée. Les...

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