Matières premières critiques : l’Europe face au mur stratégique

Ressources
05/02/2026
8 min
l’Union européenne importe aujourd’hui plus de 90% de son lithium — principalement de Chine, d’Australie et d’Argentine — et si plusieurs projets d’extraction se développement en Europe, « le rythme est trop lent » estime la CUE. ©Shutterstock

L’Union européenne avance, mais trop lentement. Malgré la multiplication des plans et des textes législatifs, la sécurisation des matières premières critiques, indispensables aux batteries, aux éoliennes ou aux panneaux solaires, reste l’un des maillons faibles de la transition énergétique européenne. C’est le constat dressé par la Cour des comptes européenne (CUE) dans un rapport publié le 2 février, qui alerte sur des objectifs peu contraignants, un recyclage embryonnaire et des projets stratégiques… sans financement. La CUE appelle Bruxelles à passer d’objectifs politiques à des mesures contraignantes.

Par Laura Icart

Dépendante à plus de 65 % d’une poignée de pays pour plusieurs minerais essentiels, l’Union européenne peine à sécuriser son approvisionnement en lithium, terres rares ou magnésium, indispensables aux batteries, aux éoliennes et au solaire. Malgré un règlement adopté en 2024, extraction locale, diversification et recyclage restent à la traîne souligne la Cour des comptes européenne dans un rapport publié le 2 février. À huit ans de ses objectifs climatiques, Bruxelles se heurte à une réalité géopolitique brutale : « Sans matières premières critiques, pas de transition énergétique, pas d’autonomie stratégique », résume la Cour.

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