Le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières : cinq points à retenir sur sa révision

Géopolitique
21/12/2025
8 min
À travers des extensions ciblées, des mesures contre le contournement et un soutien temporaire à la décarbonation, l'UE espère poursuivre ses objectifs climatiques tout en assurant la compétitivité de ses secteurs industriels. ©Shutterstock

Le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (MACF) de l'Union européenne, un des instruments phare de la politique climatique européenne, s'apprête à être révisé afin de mieux protéger les industries locales contre les distorsions de concurrence liées à la différence de tarification du carbone entre l'UE et ses partenaires commerciaux. Ce 17 décembre, la Commission a présenté plusieurs mesures stratégiques et des ajustements techniques pour améliorer l'efficacité de cet outil dont le périmètre avait été beaucoup critiqué par les industriels, estimant qu’il aurait pu favoriser une concurrence déloyale vis-à-vis de producteurs européens. Décryptage.

Par Laura Icart

Le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) peut sembler technique, voire obscur. Pourtant, il touche directement à des sujets très concrets : le prix des produits importés, l’avenir de l’industrie européenne, la concurrence avec la Chine ou la Turquie, et la capacité de l’Europe à tenir ses objectifs climatiques sans se fragiliser économiquement. Derrière l’acronyme, un principe simple : faire payer le carbone au même prix, qu’un produit soit fabriqué en Europe ou importé de l’étranger. De l’avis de beaucoup, le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières, qui vise à limiter le dumping environnemental, s’est avéré jusque-là peu efficace et a entraîné une surtaxe de produits européens en riposte. Sa révision était particulièrement attendue...

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