La production de biogaz devrait quadrupler dans le monde en 2030, selon l’AIE

Le biométhane représente un peu moins de 1 % de la consommation de gaz en Europe, alors qu’actuellement, seul 4 % du potentiel méthanisable à 2050 est utilisé. ©shutterstock

Publié le 17/01/2024

11 min

Publié le 17/01/2024

Temps de lecture : 11 min 11 min

Dans son rapport annuel sur le marché des énergies renouvelables publié le 11 janvier, l’Agence internationale de l’énergie évoque longuement et pour la première fois le potentiel mondial du biogaz et du biométhane. Une énergie « souveraine » et « locale » selon l’agence, qui est appelée à considérablement se développer dans le monde d’ici la fin de la décennie.

Par Laura Icart

 

En Europe, en Chine, en Inde et aux États-Unis, le secteur du biométhane et du biogaz connaît une croissance rapide malgré des stratégies différentes en termes de développement. « Le biogaz est désormais considéré comme une source d’énergie domestique susceptible de réduire la dépendance à l’égard des importations de gaz naturel et de contribuer à la sécurité énergétique dans de nombreux pays » note le rapport. La guerre en Ukraine et la grande dépendance de l’Europe au gaz russe a accéléré la volonté des États de déployer des politiques volontaristes en matière de biogaz. C’est aussi une technologie de production « mature » et « robuste » selon l’AIE, qui contribue dès à présent à accélérer la décarbonisation à court terme dans un contexte d’urgence climatique et qui sera une source de « flexibilité de plus en plus importante » à mesure que les renouvelables se développeront. Selon le scénario « Net Zero Emissions by 2050 » de l’AIE, la production de biogaz devrait « quadrupler d’ici 2030 », qui prévoit une accélération de la croissance de 19 % entre 2017 et 2022 à 32 % entre 2023 et 2028.

Une production aux « multiples bénéfices »

Souligné de nombreuses fois, la filière de production de gaz renouvelables et notamment la méthanisation n’a pas comme seule finalité une production d’énergie décarbonée mais rend de nombreux services systémiques aux territoires où elle est implantée. Dans son rapport, l’AIE rappelle qu’il y a bien d’autres « avantages » à construire une filière pérenne de production de biogaz et biométhane, notamment pour décarboner « des secteurs difficiles à électrifier tels que les transports lourds et l’industrie », mais aussi pour réduire « les émissions de CO2 provenant…

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