Énergie et action publique : réhabiliter l’analyse coûts-bénéfices

Politiques publiques
13/01/2026
7 min
©Shuttersock

Face aux difficultés croissantes des grands projets énergétiques innovants, le Haut-commissariat à la stratégie et au plan plaide pour une refonte en profondeur des évaluations socioéconomiques. Derrière l’exercice méthodologique, c’est la capacité de l’État à arbitrer rationnellement ses investissements de long terme qui est questionnée. Décryptage.

Par Laura Icart 

Paradoxe français. Alors que la transition énergétique exige des investissements publics massifs, souvent risqués et à horizon de plusieurs décennies, les outils destinés à éclairer ces choix stratégiques « se sont affaiblis » estime dans un rapport publié en fin d’année le Haut-commissariat au plan. Hydrogène, batteries, acier décarboné, nucléaire : plusieurs filières emblématiques, pourtant au cœur de France 2030, se trouvent aujourd’hui fragilisées. Retards, surcoûts, incertitudes de marché, risques de délocalisation… Autant de signaux faibles – ou forts – qui interrogent « la qualité des évaluations réalisées en amont » estiment les auteurs du rapport.

Quand l’évaluation devient un levier stratégique

L’évaluation socioéconomique (ESE) n’est pas un exercice bureaucratique. Elle constitue, en théorie, un instrument clé de la décision publique, fondé sur une analyse coûts-bénéfices...

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