Budget 2027 : Sébastien Lecornu met 54 milliards d’euros d’efforts sur la table et un soutien aux renouvelables « ajusté »

Politique
18/09/2026
11 min
©Victor Velter / Shutterstock

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a dévoilé les grandes lignes d’un budget 2027 particulièrement serré. L’exécutif veut trouver 54 milliards d’euros pour contenir le déficit, tout en protégeant certaines prestations sociales et en maintenant les dépenses jugées prioritaires. Dans ce cadre, le gouvernement prépare une révision de certains contrats de soutien au solaire conclus depuis 2021. Près de 5,7 GW de projets seraient concernés. L’exécutif veut vérifier que les tarifs accordés n’entraînent pas de « sur-rentabilité », tout en assurant qu’il ne s’agit pas d’un désengagement du soutien public aux renouvelables. Une équation économique déjà doublée d’un casse-tête politique.

Par Laura Icart

« Plus nous attendons, moins nous choisissons. Redresser nos comptes en protégeant les plus fragiles ainsi que celles et ceux qui travaillent : c’est le sens du budget 2027 », affirme dans un entretien accordé au Figaro jeudi 17 septembre le Premier ministre Sébastien Lecornu. « Prendre des décisions difficiles aujourd’hui, c’est éviter la brutalité budgétaire demain. »  Et c’est un chiffre qui donne immédiatement la mesure du chantier, 54 milliards d’euros, et dévoile l’ampleur de l’effort budgétaire qu’il entend inscrire dans le projet de loi de finances pour 2027. Sans mesures correctrices, le déficit public pourrait, selon le gouvernement, atteindre environ 6,5 % du PIB l’an prochain. L’objectif affiché est de le ramener autour de 5 % en tenant compte de la nouvelle hausse des dépenses militaires, avec une cible de 4,8 % hors cet effort supplémentaire de défense. Une annonce qui intervient dans un contexte économique dégradé. La Banque de France a abaissé cette semaine sa prévision de croissance pour 2026 à 0,4 %, sur fond de consommation atone, d’investissement prudent et de tensions persistantes sur les prix de l’énergie.

L’État ne...

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