Biomasse(s), késako ?

Les spécialistes estiment qu’il vaudrait mieux employer le mot “bioénergies” pour parler des biomasses diverses exploitées en tant qu'énergie.

Publié le 06/06/2024

6 min

Publié le 06/06/2024

Temps de lecture : 6 min 6 min

La diversité des biomasses fait que le terme est polysémantique. On peut le préciser de différentes manières, afin d’y voir plus clair dans ce grand puzzle, et en particulier discerner ce qui relève uniquement des bioénergies.

Par Stéphane Signoret

 

La couche de vie sur la Terre est bien fine – tout juste une dizaine de kilomètres d’épaisseur – par rapport à la taille du globe et ses 12 740 km de diamètre. Pourtant, c’est bien dans cette minuscule enveloppe sphérique que toute la biomasse de la planète est contenue. Qu’entend-on par ce terme générique de biomasse ? Ne faudrait-il pas plutôt en parler au pluriel ?

Une notion infiniment plurielle

Du point de vue de la science écologique, il s’agit de la masse totale des organismes vivants sur terre et en mer. Il y a donc des biomasses végétales, bactériennes, animales, etc. Selon une méta-analyse de 2018, les ordres de grandeurs sont les suivants, exprimés en milliards de tonnes de carbone. Les végétaux sont très largement en tête du classement, avec 450 gigatonnes de carbone, dont un tiers dans leurs feuilles et racines, viennent ensuite les bactéries avec 70 Gt C, car elles sont très nombreuses, au moins…

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