Le prix repère du gaz augmentera de 6,6 % en novembre

Consommation
12/10/2026
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Le prix repère de vente du gaz atteindra 194,90 euros par mégawattheure TTC au 1er novembre, contre 182,88 euros en octobre. La hausse des cours de gros en septembre se transmet aux offres indexées. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) estime qu’elle représentera environ 12 euros supplémentaires sur la facture de novembre des ménages concernés. Sur l’ensemble de 2026, la facture pourrait être supérieure de 11 % à celle de 2025.

Par Gaz d’aujourd’hui, avec AFP

Le répit aura été de courte durée pour les consommateurs de gaz. Le prix repère de vente de gaz (PRVG) publié chaque mois par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) augmentera de 6,6 % au 1er novembre, pour atteindre 194,90 euros le MWh TTC, contre 182,88 euros au 1er octobre. Cette hausse ne correspond pas à un nouveau tarif réglementé. Celui-ci a disparu le 1er juillet 2023. Le PRVG joue depuis lors le rôle de référence pour permettre aux particuliers de comparer les offres des fournisseurs. Il sert également de base à une partie des contrats commercialisés sur le marché. Pour les ménages dont le contrat est indexé sur cet indicateur, la CRE évalue le surcoût à environ 12 euros TTC sur la seule facture de novembre. Les clients ayant choisi une offre à prix fixe ne subiront en revanche pas directement cette augmentation. Ils représentaient environ 40 % des consommateurs résidentiels de gaz à fin 2025, selon le régulateur.

Les prix de gros se transmettent à la facture

La hausse de novembre vient exclusivement de la composante « approvisionnement » du prix repère. Les tarifs de transport, de stockage et de distribution, ainsi que les taxes, ne changent pas à cette échéance.

Le mécanisme explique pourquoi les mouvements des marchés de gros se retrouvent rapidement dans le PRVG. La composante d’approvisionnement repose à 80 % sur un indice mensuel à terme (month ahead) et à 20 % sur un indice trimestriel (quarter ahead), calculés à partir des cotations observées sur la plateforme européenne EEX. Or les prix du gaz ont nettement progressé en septembre par rapport à août. Cette remontée se répercute donc mécaniquement sur la référence applicable en novembre. Le marché européen reste soumis à une forte volatilité. Selon les données citées par l’AFP, le contrat néerlandais TTF, référence pour l’Europe, est passé de 31,47 euros le MWh fin février à plus de 82 euros le MWh pour les livraisons de novembre, dans un contexte de tensions géopolitiques accrues dans le Golfe.

Une facture annuelle en hausse de 135 euros

Le mouvement dépasse la seule échéance de novembre. Si les conditions de marché restent « à peu près stables » jusqu’à la fin de l’année, la CRE estime que la facture annuelle moyenne de gaz en 2026 pourrait dépasser de 11 % celle de 2025, soit environ 135 euros TTC supplémentaires. Ce résultat tient aussi au profil particulier de l’année. Les prix du gaz avaient été relativement bas au début de 2026, avant la remontée observée ces derniers mois. La facture moyenne annuelle masque donc une forte accélération en cours d’année. L’enjeu est loin d’être marginal : au 30 juin 2026, 10,23 millions de ménages français disposaient encore d’un contrat de fourniture de gaz naturel.

Un prix repère devenu la boussole du marché

Depuis la disparition du tarif réglementé, le PRVG est devenu l’un des principaux points de comparaison pour les consommateurs. Il agrège trois blocs de coûts : la fourniture, les infrastructures de transport, de stockage et de distribution, puis les taxes. La composante fourniture comprend non seulement l’achat du gaz sur les marchés, mais également les coûts commerciaux, la marge et la prime de risque du fournisseur ainsi que les dépenses liées aux certificats d’économies d’énergie (CEE) et aux certificats de production de biogaz (CPB) dont le décret concernant les trajectoires post-2028 vient juste d’être publié par le gouvernement. La hausse de novembre rappelle surtout la forte exposition des offres indexées aux soubresauts du marché européen. Les clients à prix fixe sont temporairement protégés de ces mouvements, mais cette protection dépend de la durée de leur contrat et des conditions proposées lors de son renouvellement.

Après plusieurs mois de détente, le retour de la volatilité sur le marché du gaz replace ainsi la question du prix de l’énergie au premier plan à l’approche de l’hiver et alors que les températures ont baissé significativement ces derniers jours.

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