Gabriel Attal veut faire du prix de l’énergie un marqueur de sa campagne

Présidentielles 2027
25/09/2026
14 min
©Ismail Aissoub / parti Renaissance

Nucléaire, renouvelables, voitures électriques, pompes à chaleur : Gabriel Attal veut accélérer l’électrification de la France tout en faisant baisser son prix. Le candidat de Renaissance fixe notamment un objectif de 75 euros le mégawattheure pour le nouveau nucléaire et promet des contrats sous les 50 euros pour certains industriels exposés à la concurrence internationale. Une stratégie baptisée « Messmer II », qui revient à planifier pour être résilient face aux crises.  

Par Laura Icart 

« Face aux crises et aux changements majeurs à venir, il n’y a qu’une seule solution : la planification », souligne d’emblée le candidat Renaissance à l’élection présidentielle Gabriel Attal. Une planification avec un nouveau juge de paix : non plus seulement le nombre de gigawatts installés, mais le prix auquel la France sera capable de les produire. Aux côtés du candidat Renaissance hier, Agnès Pannier-Runacher, ancienne ministre de la Transition énergétique et copilote de son programme avec le député de l'Essonne Paul Midy, qui travaille depuis longtemps sur cette équation : électrifier davantage l’économie française, mais surtout parvenir à le faire moins cher. Gabriel Attal en fait désormais l’un des piliers de sa campagne présidentielle. Avec son « Messmer II », référence assumée au programme nucléaire lancé après le premier choc pétrolier, l'ancien Premier ministre veut accélérer simultanément nucléaire, renouvelables et électrification des usages. Une façon aussi de se démarquer de ses adversaires en refusant de choisir entre nucléaire et renouvelables. Il y a les mesures et il y a le positionnement politique qu’elles dessinent.

Inscrit dans une même trajectoire

En présentant mercredi son plan énergétique, Gabriel Attal n’a pas proposé de rupture avec la programmation énergétique engagée ces dernières années. Il le reconnaît lui-même : « Concernant les objectifs de sortie du fossile, je m’inscris volontairement dans la trajectoire de la programmation pluriannuelle de l’énergie. » Le candidat de Renaissance cherche plutôt à changer la manière de présenter cette politique. Moins parler d’objectifs de capacités installées, davantage de souveraineté, de prix et de délais. Et surtout inscrire l’énergie dans un récit politique plus large sur les dépendances françaises. Son raisonnement tient en deux...

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