Bioénergie : un potentiel pilotable encore freiné par ses coûts

Perspectives
28/07/2026
11 min
La capacité mondiale de bioénergie atteint 154,4 GW fin 2025, contre 151 GW en 2024 selon l’Irena. La filière a ajouté 3,4 GW en 2025, soit une progression de 2,3 %. ©Shutterstock

Avec 154 GW installés dans le monde, la bioénergie reste la quatrième filière renouvelable en capacité selon le nouveau rapport de l’Agence internationale des énergies renouvelables (Irena) publié mi-juillet. Son principal avantage tient à sa production pilotable, utile pour compléter l’éolien et le solaire. Mais son développement ralentit et ses coûts varient fortement selon les ressources utilisées, les marchés et la sécurité des approvisionnements. Décryptage.

Par Laura Icart

La bioénergie occupe une place spécifique dans le système énergétique mondial. En 2025, la filière a ajouté 3,4 gigawatts de capacités, portant son parc cumulé à 154 GW. Elle représente ainsi la quatrième technologie renouvelable en puissance installée. « Cette croissance marque néanmoins un ralentissement », note l’Irena. Les nouvelles capacités ont reculé de 14 % par rapport à 2024 et n’ont représenté que 0,5 % de l’ensemble des installations renouvelables ajoutées dans le monde en 2025. À titre de comparaison, les ajouts mondiaux de solaire et d’éolien ont atteint respectivement plus de 500 GW et environ 160 GW sur la même période. La filière regroupe des ressources et des technologies très différentes : combustibles solides, biogaz, biocarburants liquides, résidus agricoles, déchets industriels et déchets municipaux renouvelables. Les biocombustibles solides — copeaux de bois, granulés ou bagasse — représentent environ 70 % des capacités installées. Les déchets municipaux renouvelables ont concentré 28 % des nouvelles capacités en 2025.

Un marché concentré en Asie et au Brésil

Le développement de la filière est géographiquement concentré. Le Japon, la Chine et le Brésil ont représenté 71 % des capacités ajoutées en 2025. Au Japon, la croissance repose notamment sur les tarifs d’achat et les mécanismes de prime garantissant aux producteurs un revenu prévisible. La Chine combine des ressources abondantes, des politiques de soutien et la constitution de chaînes d’approvisionnement dédiées. Au Brésil,...

Cet article est réservé aux abonnés de Gaz d'aujourd'hui, abonnez-vous si vous souhaitez lire la totalité de cet article.

Je m'abonne

Vous aimerez aussi