Biométhane carburant : la filière s’alarme d’une réforme qui menace 5 milliards d’euros d’investissements

Mobilité
22/07/2026
7 min
Le Conseil supérieur de l’énergie doit examiner, ce 23 juillet, un projet d’arrêté qui augmenterait la part des revenus tirés des garanties d’origine reversée à l’État. ©Shutterstock

À quelques mois de l’entrée en vigueur de l’Incitation à la réduction de l’intensité carbone des carburants (IRICC), censée accélérer la décarbonation des transports, la filière française du biométhane carburant monte au créneau. Dans un communiqué commun publié à la veille de l’examen du projet de texte par le Conseil supérieur de l’énergie (CSE), 29 organisations – fédérations professionnelles, entreprises, collectivités et autorités organisatrices de la mobilité – dénoncent une réforme qu’elles jugent « précipitée » et susceptible de fragiliser durablement leurs investissements.

Par Laura Icart

Le Conseil supérieur de l’énergie doit examiner, demain, un projet d’arrêté qui augmenterait la part des revenus tirés des garanties d’origine reversée à l’État. Les acteurs du bioGNV et des réseaux de chaleur redoutent une hausse des prix et un coup d’arrêt aux investissements. C’est un texte éminemment technique, mais ses conséquences pourraient rapidement se faire sentir sur les budgets des collectivités, les factures de certains usagers et le coût des transports publics.  Au cœur des inquiétudes, la volonté du Gouvernement de porter de 0 % à 90 % le taux de réversion à l’État des garanties d’origine...

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