Nucléaire, renouvelables, sobriété : à gauche, l’énergie rallume les les divergences idéologiques

Perspectives
24/06/2026
8 min
Réunis à Paris à l’invitation de la Fondation Terra Nova, plusieurs figures de la gauche progressiste ont confronté leurs visions de la transition énergétique à moins d’un an de l’élection présidentielle. De gauche à droite : Boris Vallaud, président du groupe Socialistes à l’Assemblée nationale, Raphaël Glucksmann, eurodéputé et coprésident de Place publique, Bernard Cazeneuve, ancien Premier ministre, Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, Delphine Batho, députée de Génération Écologie, et François Hollande, ancien président de la République.©TerraNova

Réunis lundi 22 juin à Paris lors d’un débat organisé par la fondation Terra Nova, plusieurs figures de la gauche progressiste ont confronté leurs visions de la politique énergétique. Dans la salle, des candidats déclarés, probables ou possibles à la présidentielle : Raphaël Glucksmann, Boris Vallaud, Bernard Cazeneuve, Marine Tondelier, Delphine Batho et François Hollande.

Par Laura Icart 

Ils sont d’accord sur l’essentiel, mais pas sur le chemin. Raphaël Glucksmann, François Hollande, Bernard Cazeneuve, Boris Vallaud, Marine Tondelier et Delphine Batho ont affiché un large accord sur la nécessité de réduire la dépendance de la France aux énergies fossiles, produire une énergie bas carbone et répondre à l’urgence climatique. Mais derrière ce consensus , les divergences restent importantes, notamment sur le nucléaire et le financement de la transition. De la « libération énergétique » prônée par Raphaël Glucksmann au « 100 % renouvelable » défendu par Marine Tondelier, en passant par le retour d’un État stratège cher à François Hollande et Bernard Cazeneuve.

« Il faut sortir de la guerre absurde entre nucléaire et renouvelables »

Pour l’eurodéputé de Place publique Raphaël Glucksmann, probable candidat à la présidentielle, la priorité est de libérer la France de son « addiction au gaz et au...

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