Guerre au Proche-Orient : pourquoi le choc énergétique pèsera moins sur la France qu’en 2022 selon l’Insee

Conjoncture énergétique
22/06/2026
9 min
Le pouvoir d’achat lié au gaz et à l’électricité ne diminuerait que d’environ 2 %, contre près de 20 % entre la fin de 2021 et la fin de 2024 indique dans une note l’INSEE. Le prix de l’électricité est resté relativement stable et la hausse du gaz demeure contenue par rapport au précédent choc. ©Shutterstock

La hausse du pétrole provoquée par le conflit devrait prélever environ 0,2 point sur le revenu national en 2026, contre 1,4 point lors de la crise énergétique de 2022, estime l’Insee. L’économie française est moins dépendante des hydrocarbures et bénéficie d’un euro plus solide. Les ménages resteront toutefois fortement touchés, en l’absence de soutien généralisé sur les carburants.

Par Laura Icart

La nouvelle crise énergétique devrait peser sur l’économie française, mais dans des proportions nettement inférieures à celles observées après l’invasion de l’Ukraine. Dans sa note de conjoncture publiée le 17 juin, l’Insee estime que la hausse des prix de l’énergie liée à la guerre au Proche-Orient représenterait un prélèvement de l’ordre de  0,2 % sur le revenu national en 2026. En 2022, ce prélèvement avait atteint 1,4 point. Lors des deux chocs pétroliers des années 1970, il avait approché 3 points, dans une économie française alors beaucoup plus dépendante du pétrole. Le conflit déclenché à la fin de février et le blocage du détroit d’Ormuz ont provoqué une contraction d’environ 12 % de la production mondiale de pétrole, selon les hypothèses retenues par l’Institut. Le Brent, qui s’échangeait autour de 60 dollars le baril à la fin de 2025, a dépassé 110 dollars à la fin d’avril. Le protocole d’accord conclu le 14 juin a ensuite entraîné une détente des cours. L’Insee retient, pour ses prévisions, l’hypothèse d’un baril stabilisé autour de 85 dollars jusqu’à la fin de l’année.

Un choc essentiellement...

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