Énergie : l’UE paie moins et importe autrement

Sécurité énergétique
05/01/2026
9 min
Au troisième trimestre 2025, la valeur des importations de produits énergétiques de l’Union européenne a reculé de 12 % par rapport à la même période de 2024, alors même que les volumes importés ont progressé de 3,3 %. ©Shutterstock

Au troisième trimestre 2025, la facture énergétique de l’Union européenne a continué de se contracter, confirmant un basculement structurel engagé depuis la crise ukrainienne. Selon Eurostat, la valeur des importations de produits énergétiques a reculé de 12 % sur un an, malgré une hausse de 3,3 % des volumes, signe d’un puissant effet prix, notamment sur les produits pétroliers. Désormais, l’énergie ne représente plus que 15 % des importations totales de l’UE, loin du pic de 22,8 % atteint en 2022. Néanmoins, cette baisse de la facture masque une dépendance toujours forte aux importations, désormais réorientées vers de nouveaux partenaires.

Par Laura Icart

Depuis 2022, l’Union européenne a profondément modifié l’architecture de ses approvisionnements énergétiques mais dans un contexte géopolitique particulièrement instable, la baisse de la facture énergétique observée au cours du troisième trimestre et plus globalement depuis le début de l’année 2025 est surtout liée à des prix qui se sont contractés sur le marché mondial, créant une accalmie. Néanmoins, dans une Europe qui reste aujourd’hui majoritairement dépendante de ses partenaires internationaux, principalement des États-Unis et de la Norvège pour ses livraisons d’hydrocarbures, cette baisse de la facture, qui ne pourrait être que temporaire, fait surtout figure de test pour Bruxelles.

Une recomposition profonde des approvisionnements

Depuis trois ans, sous la pression des prix et de la...

Cet article est réservé aux abonnés de Gaz d'aujourd'hui, abonnez-vous si vous souhaitez lire la totalité de cet article.

Je m'abonne

Vous aimerez aussi