Le conflit au Moyen-Orient rallume le risque d’un choc énergétique en Europe

Géopolitique
05/03/2026
8 min
Le détroit d’Ormuz concentre près de 20 millions de barils de pétrole par jour et plus de 100 milliards de m³ de GNL par an, selon IFP Énergies nouvelles.

La flambée des tensions au Moyen-Orient, après les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, provoque un nouvel accès de fièvre sur les marchés de l’énergie. Fermeture de facto du détroit d’Ormuz, arrêt partiel de production de GNL au Qatar, chute de 90 % du trafic de pétroliers selon Kpler : le scénario d’un choc énergétique n’est plus théorique. Pour l’Europe, et pour la France, la question est désormais double : jusqu’où les prix peuvent-ils monter ? Et quelles marges de manœuvre politiques restent disponibles ?

Par Laura Icart 

À peine les premières frappes annoncées, les marchés ont réagi : envolée du baril, tensions sur le gaz naturel liquéfié, hausse des primes d’assurance maritime. Le conflit replace au centre du jeu le détroit d’Ormuz, par lequel transite près d’un cinquième du pétrole mondial, et rappelle une réalité que la transition énergétique n’a pas encore effacée : la croissance mondiale demeure structurellement dépendante des flux d’hydrocarbures. Pour les économies européennes, déjà fragilisées par l’inflation persistante et la désindustrialisation énergétique post-2022, l’enjeu dépasse la simple volatilité des marchés. Une crise prolongée pourrait enclencher un enchaînement classique mais redouté : renchérissement de l’énergie, pression sur les coûts...

Cet article est réservé aux abonnés de Gaz d'aujourd'hui, abonnez-vous si vous souhaitez lire la totalité de cet article.

Je m'abonne

Vous aimerez aussi