Le bioGNL : une voie vers la transition énergétique

Publié le 15/02/2021

10 min

Publié le 15/02/2021

Temps de lecture : 10 min 10 min

Hussein Moghaddam, analyste principal des prévisions énergétiques au département d’économie et de prévision de l’énergie au secrétariat du forum des pays exportateurs de gaz (GECF), partage son analyse des Perspectives mondiales du gaz 2050 du GECF.

 

Selon la dernière édition 2020 des Perspectives mondiales du gaz 2050 du GECF, la demande de gaz naturel devrait augmenter de 50 %, passant de 3 950 milliards de mètres cubes (BCM) en 2019 à 5 920 BCM en 2050, le gaz restant l’hydrocarbure le plus propre. Malgré cela, la réalisation des objectifs mondiaux en matière d’atténuation du changement climatique est l’un des plus grands défis à relever. D’importantes émissions sont libérées par la combustion du gaz pour alimenter le processus de liquéfaction, tandis que tout dioxyde de carbone (CO2) détaché avant d’entrer dans l’usine est fréquemment émis dans l’atmosphère. Par la suite, les investisseurs, les régulateurs et les clients exercent une pression croissante sur l’industrie du gaz car celle-ci doit faire davantage pour atteindre les objectifs climatiques et se concentrer sur la réduction des émissions.

Plus de 120 pays ont déjà élaboré une stratégie de gestion des risques climatiques qui fixe comme objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) à zéro d’ici 2050. Le gaz naturel ayant un rôle central à jouer dans la réduction des émissions de carbone, les producteurs de GNL ont commencé à chercher des moyens de minimiser ou de contrebalancer leur empreinte carbone, ce qui devrait accélérer les efforts de décarbonisation du GNL en cours. Les principaux producteurs, négociants et consommateurs de GNL ont fait part de leurs projets de décarbonisation de la chaîne d’approvisionnement en GNL. Cela se fait de deux manières : en compensant rétrospectivement les émissions des cargaisons individuelles, ainsi…

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