Énergies renouvelables : des filières structurantes pour l’économie locale

Emploi
29/04/2026
13 min
Près de 40 % de ces emplois, soit environ 170 000 postes, sont non délocalisables car liés aux activités sur site indique une étude Utopie-Ser-Colombus. Le secteur du bâtiment apparaît comme le principal bénéficiaire, avec environ 138 000 emplois soutenus. ©Shutterstock

Avec près de 428 000 emplois directs et indirects en 2024, les énergies renouvelables (EnR) s’imposent comme un pilier croissant de l’économie française. C’est l’un des principaux enseignements de l’étude dévoilée le 16 avril par le Syndicat des énergies renouvelables (SER), en partenariat avec l'agence Utopies et Colombus Consulting. Au-delà du volume, c’est la nature et la diffusion territoriale de ces emplois qui marquent une évolution profonde du tissu productif.

Par Laura Icart

« L’énergie se retrouve à la base de tout le fonctionnement économique. Sans énergie, rien ne peut fonctionner », rappelle d’emblée Jules Nyssen, président du Syndicat des énergies renouvelables. En ligne de mire les futures élections présidentielles, alors que le sujet énergétique polarise la vie politique depuis plusieurs mois. La filière des énergies renouvelables repose largement sur un cadre réglementaire. Toute modification - et elles se sont enchainées ces derniers mois - peut avoir des effets immédiats. « Quand on touche à un élément clé, cela impacte toute la chaîne de valeur » avertit Jules Nyssen. « Ce n’est pas un plaidoyer pour l’immobilisme, mais pour la prise de conscience. » Selon l’étude, les filières renouvelables totalisent précisément 427 732 emplois directs et indirects, dont 248 785 emplois directs et 178 947 indirects. Ces chiffres couvrent l’ensemble de la chaîne de valeur : production, installation, maintenance et sous-traitance. « Il n’existait jusqu’à présent aucune étude exhaustive intégrant l’ensemble des emplois, y compris indirects et induits », souligne le Syndicat des énergies renouvelables.

Des perspectives d’emploi importantes mais incertaines

Les projections évoquent entre 200 000 et 500 000 emplois dans les années à venir. « Ce sont des équivalents temps plein. Cela signifie que beaucoup d’emplois sont partiels ou répartis entre plusieurs activités. C’est une caractéristique importante de cette filière » précise Pierre Viard, manager climat et territoires à l'agence Utopies, spécialiste du développement durable. Des chiffres crédibles mais à manier avec précaution. « Les ordres de grandeur sont cohérents, mais la prospective est un exercice extrêmement complexe. » L’incertitude reste forte, notamment en raison...

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