Trop froid l’hiver, trop chaud l’été : la double peine des ménages modestes

SOCIÉTÉ
04/11/2026
10 min
La double peine thermique gagne du terrain : 28 % des ménages déclarent avoir souffert à la fois du froid en hiver et de la chaleur en été, contre 23 % en 2025 et 17 % en 2024. En deux ans, cette double exposition a progressé de 11 points, signe d’une précarité énergétique qui s’installe toute l’année. ©Shutterstock

En 2026, près d'un tiers des foyers déclarent avoir rencontré des difficultés pour payer leurs factures d’énergie. Selon le dernier baromètre du médiateur national de l’énergie publié ce 3 novembre, si les difficultés de paiement reculent légèrement, de 36 % à 34 %, les privations persistent et l’inconfort thermique s’aggrave. Selon le médiateur national de l’énergie, 65 % des foyers ont souffert de la chaleur dans leur logement cet été, contre 49 % en 2025. Les jeunes, les locataires et les ménages modestes restent les plus exposés.

Par Laura Icart 

Un an après un constat déjà préoccupant, le baromètre énergie-info 2026 du médiateur national de l’énergie confirme l’installation durable de la précarité énergétique en France dans un climat social et politique particulièrement tendu. Les ménages continuent de surveiller leur consommation, de limiter leur chauffage et, désormais, de subir des températures estivales difficiles à supporter dans leur propre logement. Selon cette vingtième édition, réalisée auprès de 2 000 foyers en septembre dernier, 34 % des ménages déclarent avoir rencontré des difficultés pour régler leurs factures d’électricité ou de gaz au cours des 12 derniers mois, contre 36 % en 2025 et seulement 18 % en 2020. Une légère amélioration, qui ne suffit pas à effacer six années de tensions sur les budgets.

Le poids de l’énergie ne cesse de préoccuper les Français

Près de 86 % des foyers estiment que leurs factures représentent une part importante de leurs dépenses. Un niveau record depuis la création du baromètre en 2007. La consommation énergétique constitue désormais un sujet de préoccupation pour 89 % des ménages, contre 87 % en 2025. Si la flambée des prix de 2022 et 2023 semble appartenir au passé, ses conséquences...

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