Électrification : le gouvernement passe à la vitesse supérieure avec 17 nouvelles mesures

POLITIQUE PUBLIQUE
16/10/2026
12 min
Maud Bregeon, ministre déléguée chargée de l’Énergie, a dévoilé le 15 octobre 2026 le deuxième volet du plan gouvernemental d’électrification. Dix-sept nouvelles mesures ciblent le logement, les transports, les collectivités et l’industrie, avec pour ligne directrice la baisse de la dépendance aux énergies fossiles et la montée en puissance des usages électriques.©RESEAU X

Pompes à chaleur, véhicules utilitaires, bornes de recharge, sortie du gaz, bus électriques, industrie… Présentée jeudi 15 octobre, la deuxième phase du plan d’électrification élargit fortement le dispositif lancé au printemps. Avec un fil rouge assumé : faire de l’électricité décarbonée non seulement un outil climatique, mais aussi un bouclier contre la volatilité des prix des énergies fossiles.

Par Laura Icart

Six mois après le lancement du plan national d'électrification, l'exécutif a dévoilé jeudi 15 octobre une deuxième salve de 17 mesures, touchant aussi bien le logement et la mobilité que les collectivités et l'industrie.

Le contexte a sensiblement renforcé l'argumentaire de l'exécutif. Dans son discours de présentation, la ministre déléguée chargée de l'Énergie, Maud Bregeon, estime que la flambée persistante du pétrole et du gaz a mis en évidence les limites d'une politique consistant à amortir les crises successives. « Mais la seule protection durable reste l'électrification », a-t-elle déclaré, estimant que la France ne pourrait pas « éternellement » mobiliser de l'argent public pour compenser sa dépendance aux énergies fossiles. « Électrifier, c'est aussi protéger le pouvoir d'achat et la croissance de notre économie, face à une crise qui dure », a insisté Maud Bregeon. Le gouvernement estime qu'une pompe à chaleur peut diviser par deux une facture de chauffage et qu'une recharge électrique peut coûter jusqu'à cinq fois moins cher que l'équivalent en carburant. Cette deuxième phase s'inscrit dans une ambition plus large : ramener en cinq ans la part des énergies fossiles dans le mix énergétique français de quelque 60 % à 40 %, selon le cap fixé au printemps.

Pompes à chaleur : simplifier pour accélérer

Premier chantier : le chauffage. Le gouvernement veut supprimer l'un des principaux irritants administratifs rencontrés par les ménages souhaitant installer une pompe à chaleur. Le système de soutien aux PAC air-eau et géothermiques doit désormais reposer sur les certificats d'économie d'énergie, sans double...

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