L’humanité vit désormais à crédit sur les ressources de la planète

Ressources planétaires
30/07/2026
8 min

Par Laura Icart

En 212 jours, soit en un peu plus de sept mois, la Terre a épuisé son capital naturel. Calculée chaque année par l’organisation internationale Global Footprint Network, la date du « jour du dépassement de la Terre » intervient six jours plus tard qu’en 2025, où elle avait été fixée au 24 juillet. Mais ce déplacement dans le calendrier ne traduit pas un ralentissement de la consommation mondiale de ressources. Il résulte principalement d’une révision à la hausse de la capacité des océans à absorber le carbone. Ce changement méthodologique, complété par plusieurs ajustements de moindre ampleur, a repoussé la date de huit jours. Dans le même temps, l’évolution réelle de la consommation et de la biocapacité mondiale l’a avancée de deux jours. Le solde statistique est donc de six jours. "À données comparables, l’année 2026 correspond néanmoins au niveau de dépassement écologique le plus élevé jamais enregistré", indique l'ONG.

Le jour du dépassement, késako ?

Chaque année, le Global Footprint Network calcule le « jour du dépassement » pour le monde en croisant l’empreinte écologique des activités humaines (surfaces terrestres et maritimes nécessaires pour produire les ressources consommées et pour absorber les déchets de la population) et la « biocapacité » de la Terre (capacité des écosystèmes à se régénérer et à absorber les déchets produits par l’homme, notamment la séquestration du CO2). Depuis les années 1970, la date du jour du dépassement se...

Cet article est réservé aux abonnés de Gaz d'aujourd'hui, abonnez-vous si vous souhaitez lire la totalité de cet article.

Je m'abonne

Vous aimerez aussi