Engie veut faire de la transition un modèle industriel

Perspectives
02/03/2026
10 min

Engie a traversé 2025 avec des fondamentaux solides. Mais au-delà des indicateurs financiers — chiffre d’affaires de 71,9 milliards d’euros, résultat net récurrent de 4,9 milliards et cash-flow opérationnel de 13,6 milliards — l’exercice restera surtout comme une année de transformation stratégique profonde. Le groupe dirigé par Catherine MacGregor confirme sa mutation : moins exposé aux prix de marché, davantage adossé à des actifs régulés ou contractés et structuré autour d’un modèle intégré combinant électrons, molécules et flexibilité.

Par Laura Icart

Dans un secteur de l’énergie sorti progressivement de la crise des prix extrêmes, 2025 restera pour Engie comme une année moins spectaculaire sur le plan financier que structurelle sur le plan stratégique : celle d’un énergéticien historiquement exposé aux cycles des commodités vers une utility intégrée, construite autour d’actifs contractés, régulés et pilotables. Le 27 février, le groupe français a présenté ses résultats financiers et ses ambitions pour accélérer la transition énergétique et la croissance « durable » de l’entreprise. L’année 2025 constitue une année record pour Engie qui a ajouté 6,2 GW de capacités renouvelables. Un rythme de croissance « élevé » qui va permettre à Engie d’atteindre ses objectifs de 57,2 GW de capacités renouvelables installées en fin d’année et de viser 95 GW en 2030 (stockage inclus). Le groupe vise également 10 TWh de biométhane produit en Europe d’ici la fin de la décennie.

Flexibilité : la nouvelle colonne vertébrale

L’année dernière, le groupe français a franchi une étape décisive dans...

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